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Sopra Steria et l’Institut des Crypto-Actifs : conférence sur l’euro numérique et les stablecoins

L’avenir de l’euro et le développement des stablecoins ont constitué le thème d’une conférence organisée à Paris par Sopra Steria et l’Institut des Crypto-Actifs du Pôle Léonard de Vinci. Experts, chercheurs et étudiants ont échangé autour des transformations monétaires liées aux technologies numériques.

Dans un contexte d’évolution rapide des infrastructures financières, les monnaies digitales suscitent des analyses économiques, juridiques et technologiques.

Stablecoins et euro numérique : une réflexion sur l’évolution du système monétaire

La conférence intitulée « L’avenir de l’euro : stablecoins et euro numérique » a réuni un panel d’intervenants issus de la finance, du droit, de la technologie et de la recherche académique. L’objectif consistait à analyser les mutations en cours dans les systèmes de paiement et les perspectives ouvertes par les monnaies digitales.

Les stablecoins, actifs numériques adossés à une monnaie ou à un panier d’actifs, font émerger de nouveaux modèles pour les paiements internationaux, la gestion de trésorerie ou les transferts transfrontaliers. Parallèlement, les banques centrales examinent la création de monnaies numériques de banque centrale (MNBC), dont l’euro numérique représente l’une des initiatives majeures en Europe.

Les discussions ont permis d’examiner les interactions possibles entre ces différentes formes de monnaies numériques. Les intervenants ont également abordé les questions de régulation, de souveraineté monétaire et d’intégration de ces technologies dans les infrastructures financières existantes.

Analyses croisées d’experts issus de la finance, du droit et de la technologie

Plusieurs spécialistes ont partagé leurs analyses lors de conférences et tables rondes. Parmi eux figuraient :

  • Jacques Favier, auteur et historien
  • Guillaume Yribarren, directeur de l’activité Conseil chez Galitt by Sopra Steria
  • Jérôme Ajdenbaum, directeur chez Iteon
  • Victor Charpiat, responsable juridique et conformité chez Spiko
  • Nicolas Barbaroux, économiste à la Banque de France
  • Anne Maréchal, avocate associée chez De Gaulle Fleurance
  • Adli Takkal Bataille, directeur exécutif et co-fondateur d’Usual
  • Thibault Verbiest, président de Paytend et avocat chez Dalaw Avocats
  • Romain Thépaut, président de l’association DeVinci Blockchain à l’ESILV

Les échanges ont porté sur plusieurs dimensions :
les modèles économiques associés aux stablecoins, l’usage dans les opérations financières entre entreprises, ainsi que les enjeux juridiques liés aux cadres réglementaires européens.

L’intervention de Nicolas Barbaroux a apporté une perspective institutionnelle liée aux travaux de la Banque de France sur les monnaies numériques de banque centrale.

Les questions de souveraineté monétaire et d’équilibre entre innovation technologique et stabilité financière ont également nourri les débats.

Un espace de dialogue entre recherche, entreprises et formation d’ingénieurs

La conférence a accueilli des étudiants du Pôle Léonard de Vinci ainsi que des futurs ingénieurs issus d’autres grandes écoles. Cette diversité de profils favorise une compréhension globale des mutations liées aux technologies financières.

Représenté par son directeur Cyril Grunspan et son directeur scientifique Martino Grasselli, l’Institut des Crypto-Actifs du Pôle Léonard de Vinci mène des travaux de recherche sur les actifs numériques, la blockchain et les systèmes monétaires numériques.

Les associations étudiantes participent également à cette dynamique. L’association DeVinci Blockchain, très active dans l’écosystème blockchain parisien, a pris part à l’organisation de la rencontre. Alban Derouin, étudiant de l’ESILV, a assuré la modération d’une table ronde consacrée aux usages des stablecoins.

Cette participation étudiante reflète l’attention portée aux technologies financières dans la formation d’ingénieur.

FinTech et technologies financières dans le cursus ingénieur de l’ESILV

Les thématiques liées aux monnaies numériques, aux infrastructures de paiement et à la blockchain figurent parmi les sujets étudiés dans les parcours FinTech du cycle ingénieur de l’ESILV.

Les formations abordent notamment :

  • les architectures blockchain
  • les systèmes de paiement numériques
  • les mécanismes économiques des crypto-actifs
  • les cadres réglementaires internationaux

Cette approche associe expertise technologique, compréhension économique et analyse juridique des innovations financières.

Échanges et networking entre participants

L’après-midi s’est conclu par un cocktail réunissant intervenants, chercheurs, étudiants et professionnels du secteur financier. Ce temps d’échange a prolongé les discussions engagées durant les conférences et tables rondes.

Les technologies liées aux monnaies numériques continuent de transformer les infrastructures financières. Les débats organisés au Pôle Léonard de Vinci participent à la diffusion des connaissances et à la formation d’ingénieurs capables d’analyser ces mutations.

Pour en savoir plus sur l’Institut des Crypto-Actifs du Pôle Léonard de Vinci et la majeure Majeure Fintech

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