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Goûter mixité à l’ESILV : échanges autour des parcours et des leviers d’égalité

À l’ESILV, un goûter dédié à la mixité a réuni des élèves ingénieures et Bachelor autour de témoignages et de retours d’expérience sur l’égalité des genres dans les métiers techniques.

Ce temps d’échange a permis d’aborder les parcours, les freins identifiés et les actions existantes pour favoriser la diversité.

Un temps d’échange informel autour de la mixité

Organisé sur le campus de l’ESILV, le goûter mixité a rassemblé plusieurs élèves du cycle ingénieur et Bachelor dans un cadre propice à la discussion.

L’objectif consistait à ouvrir un espace de dialogue autour des enjeux de mixité et d’égalité des genres dans les formations et carrières techniques, à partir de parcours concrets et de témoignages.

Ce format volontairement informel a favorisé des échanges directs entre participantes et participants, autour de sujets liés à l’orientation, à l’évolution professionnelle et à la représentation des femmes dans les métiers scientifiques et technologiques.

Les élèves-ingénieures à l’ESILV durant le goûter mixité

Témoignages de parcours et regards croisés

Deux profils issus du cursus ingénieur de l’ESILV ont partagé leur parcours lors de ce temps d’échange. Leurs interventions ont permis d’aborder des trajectoires professionnelles et des choix d’orientation dans les métiers techniques, à partir d’expériences concrètes.

Chloé Muliva, promo 2028, apprentie ingénieure, médaillée aux WorldSkills France et membre active de l’association DaVinciBot, a présenté un parcours construit autour des disciplines techniques, de l’engagement dans des projets robotiques et de la pratique en conditions de compétition.

Son retour d’expérience souligne l’importance d’environnements pédagogiques favorisant l’expérimentation, la montée en compétences et la confiance.

Chloé Muliva

Imane Rached, promo 2020, alumni de l’ESILV et actuellement customer support manager chez Air France Industries KLM Engineering & Maintenance, a apporté un éclairage sur l’insertion professionnelle après le diplôme.

Son intervention a permis d’aborder les passerelles entre formation d’ingénieur et monde industriel, ainsi que les dynamiques de carrière observées au sein d’un grand groupe du secteur aéronautique.

Imane Rached

Les dispositifs engagés en faveur de la mixité

Les échanges ont également permis de présenter plusieurs actions mises en place pour valoriser la mixité dans les métiers techniques.

Les échanges ont également mis en lumière l’action de l’association Elles Bougent, présentée à travers l’implication de Fatou Sylla, responsable apprentissage à l’ESILV et marraine Elles Bougent, ainsi que les travaux portés par Cécile Frankart. Directrice adjointe de l’ESILV, cette dernière siège au Conseil d’administration d’Elles Bougent et assure la vice-présidence de la commission Enseignement supérieur, tout en contribuant à la commission Internationale.

Aujourd’hui, la proportion de femmes dans les métiers techniques se situe entre 15 et 30 %, selon les secteurs. À l’ESILV, environ un quart des élèves-ingénieurs sont des femmes. L’objectif partagé avec Elles Bougent consiste à élargir cette représentation, en agissant dès les phases d’orientation et tout au long du parcours de formation.

Cette démarche répond à un enjeu plus large pour les entreprises partenaires et pour la société. La conception de systèmes complexes et robustes repose sur des équipes diversifiées, tant du point de vue des genres que des générations et des cultures. La mixité apparaît ainsi comme un levier de performance, d’innovation et de compréhension des usages.

Pour renforcer son impact, Elles Bougent s’organise autour de commissions thématiques dédiées à l’enseignement supérieur, à l’international, aux entreprises, à la stratégie ou encore aux fédérations. Cette structuration vise à concentrer les actions sur des enjeux ciblés et à rendre les projets plus opérationnels, en lien étroit avec les acteurs académiques et industriels.

Dans ce cadre, des journées d’immersion ainsi que des interventions en collèges et lycées sont prévues afin de présenter la diversité des spécialisations offertes par les formations d’ingénieurs : énergie, santé, cybersécurité, finance, industrie durable. Autant de domaines techniques dans lesquels la présence des femmes constitue un enjeu identifié pour accompagner les évolutions technologiques et industrielles.

Des partenariats portés par le Pôle Léonard de Vinci

Les échanges ont également permis de mettre en lumière plusieurs actions conduites par le Pôle Léonard de Vinci, à travers l’intervention de Cécile Gaston, responsable du développement des partenariats et du fundraising.

Elle a présenté différents projets menés en lien avec des établissements scolaires et des acteurs territoriaux, inscrits dans une démarche d’égalité des chances et d’accompagnement à l’orientation.

Parmi ces initiatives figure La Cordée Mona Lisa, un partenariat qui rassemble quatre établissements scolaires de Nanterre et le Pôle Léonard de Vinci. Ce programme d’accompagnement progressif s’adresse à 90 élèves de la 4ème à la Terminale. Structuré autour de six grandes thématiques, il vise à renforcer les repères éducatifs, à faciliter la découverte des études supérieures et à soutenir la construction d’un projet d’orientation.

Ces partenariats traduisent une approche globale de l’orientation, menée en amont de l’enseignement supérieur.

Ils participent à une meilleure compréhension des parcours possibles dans les formations scientifiques et technologiques et contribuent à élargir l’accès à ces filières, en particulier auprès de publics encore peu représentés.

Enseignements issus des échanges

Plusieurs constats ont émergé des discussions. Les participantes ont souligné que l’intérêt pour les disciplines techniques apparaît souvent dès le primaire, en lien avec un attrait pour les mathématiques, la logique ou la résolution de problèmes. Ces choix d’orientation peuvent toutefois être questionnés par l’entourage scolaire ou social.

Le rôle de la famille dans les décisions d’orientation reste central. Les parcours d’ingénieures se construisent fréquemment dans des environnements déjà familiers des métiers techniques, tandis que ces choix s’avèrent moins évidents dans des contextes éloignés de ces secteurs.

Les élèves ont également identifié un manque de mixité dans certains domaines professionnels, observé dès les premières expériences académiques ou associatives, sans en percevoir immédiatement les impacts. Parmi les freins évoqués figurent la conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle, la répartition des tâches quotidiennes, le manque de confiance, l’auto-censure, le syndrome de l’imposteur, ainsi que les préjugés et biais cognitifs.

Des discussions prolongées par des actions concrètes

Ce temps d’échange vient compléter les actions conduites à l’ESILV en matière d’égalité des genres et de diversité dans les formations d’ingénieurs et Bachelor.

Ce type de rencontre favorise les échanges entre élèves, alumni et acteurs engagés et contribue à nourrir les réflexions et à renforcer la visibilité des parcours féminins dans les sciences et technologies.

This post was last modified on 14 janvier 2026 4:34 pm

Categories: L'école
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