Plus de 50 chercheurs, doctorants et professionnels ont participé à la deuxième édition de l’atelier cybersécurité DVRC/ESILV. Cette rencontre met en avant des travaux récents en cryptographie et en sécurité des systèmes.
Une journée d’échanges permet d’observer les évolutions scientifiques et technologiques qui structurent le domaine de la cybersécurité.
Un atelier réunissant acteurs académiques et industriels
Le De Vinci Research Center (DVRC) et l’ESILV ont organisé au Campus Cyber la deuxième édition de leur atelier dédié à la cybersécurité. L’événement a rassemblé des participants issus d’établissements de recherche tels que l’ENS, Télécom Paris, l’École Polytechnique, le CEA, Inria, CentraleSupélec, le LIP6, l’ISEP, ainsi que plusieurs universités.
Des entreprises comme Atos, IDEMIA, STMicroelectronics ou Cosmian étaient également présentes. Cette diversité de profils favorise les échanges autour de problématiques concrètes liées à la sécurité des systèmes d’information et à la protection des données.
Le format de l’atelier repose sur la présentation de travaux scientifiques récents portés par des doctorants et des post-doctorants.
Des conférences plénières pour cadrer les enjeux
Deux interventions ont introduit les grandes orientations de la journée. Céline Chevalier, affiliée à l’Université Paris-Panthéon-Assas, à l’ENS – PSL et à Inria, a abordé les enjeux de la cryptographie dans un contexte marqué par le développement de l’informatique quantique.
Sébastien Canard, professeur à Télécom Paris, a proposé une réflexion sur les relations entre confidentialité des données et cybersécurité, en analysant les tensions entre protection de l’information et exploitation des données.

Sébastien Canard
Ces conférences ont permis de poser un cadre scientifique avant les présentations plus spécialisées.
Des contributions scientifiques sur des sujets variés
Les travaux présentés lors de l’atelier couvrent un large spectre de la cybersécurité contemporaine.
- Dung Bui, chercheur postdoctoral au sein d’EPITA et de l’équipe QI du CNRS (LIP6, Sorbonne Université), a présenté des recherches sur les preuves cryptographiques multi-étapes et les mécanismes de preuve de connaissance partielle.
- Beyza Bozdemir, spécialisée en cryptographie appliquée, a introduit PRIDA, un protocole d’agrégation de données permettant de préserver la confidentialité tout en répondant à des besoins d’analyse multi-acteurs.
- Julia Sauvage, doctorante au LIP6 (Sorbonne Université), a analysé la sécurité d’algorithmes cryptographiques reposant sur des systèmes polynomiaux structurés, en mettant en évidence certains points de fragilité.
- Victor Mastrat, doctorant au sein du CNRS et de l’Université de Lorraine, a présenté un état de l’art des attaques par réutilisation de code, ainsi que les perspectives d’évolution de ces techniques.
- Manuel Poisson, doctorant à IRISA, a détaillé une approche d’évaluation de la sécurité des systèmes d’information à partir de jumeaux numériques. Cette méthode repose sur la reproduction virtuelle d’un système afin de simuler des scénarios d’attaque et d’identifier les vulnérabilités.

Manuel Poisson, doctorant à IRISA
Ces différentes contributions montrent la diversité des approches scientifiques mobilisées pour répondre aux enjeux actuels de cybersécurité.
Une visibilité renforcée pour la recherche du DVRC
La présence de chercheurs reconnus, comme Céline Chevalier, Sébastien Canard ou David Pointcheval, ainsi que celle de nombreux doctorants et post-doctorants issus d’autres institutions, contribue à renforcer les interactions scientifiques autour du DVRC.
Les échanges entre participants permettent de confronter des approches théoriques et appliquées, tout en favorisant la circulation des connaissances entre laboratoires et entreprises.
Les retours formulés à l’issue de la journée mettent en avant la qualité des présentations et la pertinence du format retenu.
Un lien avec le cursus ingénieur de l’ESILV
Les thématiques abordées lors de l’atelier prolongent les enseignements du cursus ingénieur de l’ESILV, notamment dans les domaines de la cybersécurité, de la data et des systèmes d’information.
L’exposition à des travaux de recherche récents permet d’établir un lien entre formation académique et activités scientifiques, tout en ouvrant des perspectives vers la recherche ou des carrières spécialisées.
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